On a vu un kiwi!

On a vu un kiwi !!!

Depuis qu’on est arrivé en Nouvelle-Zélande, nous avons une quête : Voir un kiwi ! Non pas le fruit bande de petits rigolos, mais plutôt ce petit animal si étrange et fascinant auquel on pense directement quand on s’imagine la Nouvelle–Zélande. On savait qu’il était quasiment impossible d’en croiser un par hasard dans la nature étant donné qu’il s’agit d’une espèce menacée (plus que 68 000 aujourd’hui) et qu’ils vivent la nuit. Mais on y croyait quand même, on a même essayé de forcer le destin en allant se balader la nuit en forêt, sans lampes, à la lumière du clair de lune, même pas peur ! On a faillit tomber plusieurs fois et on a vu quelques vers luisants mais pas de kiwis.

La solution la plus courante pour voir un kiwi c’est d’aller dans une « kiwi house » une sorte de salle dans un musée où les kiwis sont gardés dans le noir la journée, pour que les visiteurs puissent avoir une chance de les voir sortir de leurs nids, à travers une vitre. L’idée nous paraissait déprimante mais on commençait sérieusement à y songer.

Et puis on découvre le Whangarei Native Bird Recovery Center. Un sanctuaire pour oiseaux créé il y a 30 ans par Robert et Robyn Webb. Il s’agit de vétérinaires passionnés par les oiseaux et qui décident d’ouvrir ce centre pour soigner tous les oiseaux blessés du coin, natifs ou pas natifs. Ils en soignent et en réhabilitent environ 1200 chaque année, et parmi eux, de nombreux kiwis !

Après plusieurs tentatives, on parvient à contacter Robert et on prend RDV pour une visite du centre et une rencontre avec Sparky le kiwi ! La visite est passionnante, Robert nous explique le travail qu’il fait, dans son centre, nous présente les différents oiseaux, leurs blessures et leur convalescence. Il nous explique que certains oiseaux qu’ils relâchent reviennent parfois pour boire et manger.

Et enfin il nous présente Sparky ! Ce kiwi n’a malheureusement pas pu être relaché et est un pensionnaire permanent de ce sanctuaire. Il s’est pris la patte dans un piège à opossum il y a 17 ans, sa patte a été donc amputée et son retour à la liberté compromis. Robert se sert donc maintenant de cet oiseau à des fins pédagogiques pour sensibiliser principalement les enfants néo-zélandais et les touristes de passage. Sparky n’est donc plus vraiment un animal sauvage et il a pris l’habitude de voir des humains et même de leur manger dans la main.

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